Les gestes de premiers secours


L’hémorragie externe

Vous vous baladez tranquillement dans la rue quand soudain vous entendez des freins crisser derrière vous. Vous voyez un cycliste au sol qui saigne abondamment au bras. Il faut agir ! Vous êtes peut-être face à une hémorragie. Savez-vous réagir correctement ? Revoyons les points clés ensemble.

 

Qu’est-ce qu’une hémorragie et quels sont les risques ?

On parle d’une hémorragie quand une personne perd une grande quantité de sang et qu’il ne s’arrête pas spontanément de couler. Voir une personne perdre du sang peut être impressionnant, et il peut être difficile de se rendre compte de la quantité. Cela est d’autant plus vrai quand le sang tombe sur des matières absorbantes (tissus, sable…), ou lorsqu’il est dilué avec de l’eau. En cas de doute, composez un numéro d’urgence pour demander conseil.

Il peut y avoir des hémorragies externes et des hémorragies internes. Dans le cas d’une hémorragie externe, vous pouvez pratiquer des gestes d’urgence pour aider la victime. Pour l’hémorragie interne, c’est un peu plus compliqué ; impossible de la détecter à l’œil nu. La victime présentera des signes de malaise (sueurs, pâleurs, vertiges, perte de connaissance…)

Face à une hémorragie, il faut agir rapidement ! Si la personne perd trop de sang, il y a un risque d’arrêt cardiaque, car le cœur n’a plus assez de sang à pomper et s’arrête.

Cependant, et même s’il faut agir vite, il ne faut pas oublier la règle numéro 1 du sauveteur : se protéger ! Autant que possible, évitez d’être en contact avec le sang de la victime. Celui-ci peut être porteur de maladie. Si vous êtes en contact avec du sang, pas d’inquiétude : prévenez les services de secours qui vous donneront des consignes.

 

Comment arrêter une hémorragie ?

Pour arrêter une hémorragie, rien de plus simple : il faut appuyer sur la plaie ! En général, la victime appuiera sur la zone hémorragique d’elle-même si elle en est capable. Cependant, elle peut être faible et ne pas être en mesure d’appuyer efficacement pour stopper le saignement.

C’est à ce moment qu’intervient le sauveteur, mais pas n’importe comment ! Avant de faire une compression manuelle sur la plaie, protégez-vous pour éviter tout contact avec le sang. Privilégiez des matières imperméables (gants, sac plastique, sac poubelle, ciré…) ou, à défaut, des tissus (vêtements, écharpe…). Il faut appuyer fort et directement sur la zone hémorragique. On sait que la compression manuelle est efficace quand le sang arrête de couler. Une fois la compression effectuée, il faut la maintenir jusqu’à l’arrivée des secours.

Après avoir contrôlé l’hémorragie, il faut alerter les secours et continuer à surveiller la personne jusqu’à leur arrivée.

 

Pourquoi faire un pansement compressif ?

Si le secouriste a besoin de se libérer, pour aller alerter les secours par exemple, il peut mettre en place un pansement compressif. Pour cela, il peut utiliser une bande ou un tissu de fortune (écharpe, drap, vêtement…). L’objectif du pansement compressif est de venir remplacer la compression manuelle dans le cas où le sauveteur ne peut pas la maintenir lui-même (aller chercher de l’aide ou un téléphone, pas de réseau, situation de violence…). Il faut savoir que le pansement compressif de fortune est moins efficace que la compression manuelle du sauveteur. Il est donc préférable de rester appuyé avec la main si cela est possible. Si le sauveteur a besoin de se dégager et de poser un pansement compressif, il reprendra la compression manuelle par-dessus le pansement dès que possible.

 

Dans quels cas faire un garrot ?

Lorsque vous pensez à l’hémorragie, le garrot est sûrement une des premières choses qui vous vient en tête. Pourtant, il s’agit d’une technique de dernier recours. En effet, la mise en place d’un garrot est à éviter s’il est possible de contrôler l’hémorragie avec une compression manuelle. Le garrot nécessite une prise en charge lourde à l’hôpital et présente des risques pour la victime.

Le garrot se pose si, et seulement si, la compression manuelle n’est pas possible ou qu’elle est inefficace. On posera un garrot si la plaie hémorragique présente un corps étranger (couteau, gros morceau de verre) car il n’est pas possible d’appuyer sur la zone. Par ailleurs, il ne faut jamais enlever un corps étranger. On posera également un garrot en cas de situation à multiple victimes, type attentat. En effet, la priorité est alors de se protéger et le garrot permet de mettre en sécurité davantage de personnes (impossible de maintenir la compression à la main sur chacune d’entre elles). Pour plus d’informations sur la conduite à tenir en cas d’attaque terroriste, rendez-vous sur www.encasdattaque.gouv.fr.

 

Après avoir stoppé l’hémorragie, que dois-je faire ?

Après avoir maîtrisé l’hémorragie et alerté les secours, il faut continuer à surveiller la victime et maintenir la compression s’il y en a une. La personne peut être faible, car elle a perdu du sang. Elle peut aussi être sous le choc. Il est important de continuer à lui parler pour vite identifier une évolution. Il faut allonger la victime ou la mettre dans la position ou elle se sent le mieux. En position allongée, le sang circulera plus facilement jusqu’au cerveau, ce qui diminue les risques de malaise. Elle a moins de chance de s’évanouir, et elle sera en sécurité si elle perd connaissance.

Rassurez la personne, expliquez-lui ce que vous faites et ce que vous avez fait.

 

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